Les différentes thérapies

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Le courant psychanalytique: les psychothérapies dynamiques

Bien qu’en partie contestée ces dernières années, la psychanalyse demeure la référence clinique et théorique incontournable. En fondant cette discipline, Freud a donné le jour à la fois à une méthode d’investigation de l’inconscient et de traitement, ainsi qu’à un ensemble théorique qui a considérablement renouvelé le champ de la psychopathologie et continue d’imprégner l’ensemble de la culture contemporaine.

Il existe une diversité des dispositifs et conceptualisations psychanalytiques en fonction des écoles (freudienne, lacanienne, kleinienne, jungienne etc.), mais toutes se rejoignent autour de la prise en compte des notions essentielles et fondatrices que sont le transfert, les pulsions, les fantasmes, le complexe d’Oedipe etc.

Par une technique axée sur la parole (méthode de l’association libre) et le rôle non-directif du thérapeute, il s’agit de dénouer les conflits qui ont été refoulés dans l’inconscient et qui sont à l’origine des symptômes et de la souffrance psychique du patient.


Le courant cognitivo-comportemental : les TCC

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), d’apparition plus récente que la psychanalyse, se fondent sur les théories de l’apprentissage, la neuropsychologie cognitive et les théories de l’information, appliquées aux pensées et aux comportements humains. Elles se focalisent sur la disparition rapide de problèmes comportementaux (du type phobies, attaques de panique, TOC, addiction etc.) via des techniques telles que la désensibilisation et l’exposition progressive de la personne aux situations génératrices d’angoisse.

Elles ont opéré une mutation certaine ces dernières années, allant dans le sens d’une attention croissante portée aux phénomènes psychologiques et à leur fonction, recherchant l’acquisition d’une plus grande flexibilité et efficacité comportementales dans la vie quotidienne, et non plus simplement l’élimination de symptômes circonscrits. La relation thérapeutique prend la forme d’une relation de collaboration entre patient et thérapeute, ce dernier faisant montre d’empathie, d’authenticité et d’une attitude chaleureuse.

Ces thérapies sont à présent largement reconnues pour leur intérêt et leur efficacité (voir le rapport de l’Inserm, 2004).


Le courant systémique :                                     les psychothérapies familiales

Cette théorie, initiée par les travaux de Gregory Bateson, envisage la famille comme un système, c’est-à-dire un ensemble d’éléments en interaction tels qu’une modification quelconque de l’un deux entraîne une modification de tous les autres. Ainsi, dans la famille, les comportements de chacun des individus la composant ne peuvent être interprétés ni traités comme des éléments indépendants les uns des autres, mais comme la résultante de la dynamique du groupe, de l’interaction de ses membres.

La maladie mentale ou la souffrance psychique de l’un des membres de la famille (appelé « porte-symptôme » ou « patient désigné ») n’est pas pensée comme la conséquence d’un désordre psychologique individuel, mais comme la conséquence d’un dysfonctionnement au sein de la cellule familiale. Il ne s’agit donc pas de traiter un individu mais un groupe, en y restaurant les processus d’interaction et de communication et en favorisant l’évolution vers un fonctionnement plus souple et la mise en place de nouveaux équilibres.


Le courant humaniste

L’approche humaniste ou existentielle, s’est développée dans les années 60 aux Etats-Unis en affirmant sa différence par rapport aux deux autres courants dominants (psychanalyse et comportementalisme) : elle est souvent dénommée la troisième force. Elle regroupe divers courants parmi lesquels l’approche centrée sur la personne de C. Rogers, la Gestalt thérapie de F. Perls, le psychodrame de J-L Moreno, la bio énergie de A. Lowen etc.

La psychothérapie humaniste se focalise sur le présent, sur « l’ici et maintenant » et met l’accent sur la capacité de la personne à comprendre ses difficultés, et à trouver ses propres solutions pour amorcer un changement. Ce courant fait ressortir l’idée d’un processus naturel de croissance, un élan de vie présent en chaque individu et qui pousse vers la réalisation de son potentiel humain. C’est l’apologie d’une dynamique psychologique positive qui intègre aussi la dimension corporelle de la personne, et se démarque ainsi grandement des approches psychanalytique et behavioriste. Les notions de responsabilité, de liberté, de créativité, d’expérience sont également au premier plan. La relation thérapeute-client est centrale et définie comme vraie, authentique, égalitaire et non-directive.


Autres approches :

– L’EMDR (Eyes Movement Desensitization and Reprocessing)
– L’hypnose ericksonienne
– La PNL (Programmation Neuro-Linguistique)
– L’art-thérapie